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Tout savoir sur le blob


Classé dans : Toutes les nouvelles du ciel

Envie d’élever un extraterrestre ?

Au mois d’août à bord de la Station Spatiale Internationale, Thomas PESQUET va mettre en culture le Physarum polycephalum plus simplement appelé blob. Ce nom vient d’un film de science-fiction américain intitulé « Danger planétaire » – une sombre histoire de météorite qui s’écrase sur une petite ville aux Etats-Unis. Le film, de 1958, fut un échec commercial mais devint culte par la suite. Un remake portant le nom de Blob est sorti en 1988.

Vous avez dit extraterrestre ?

Certes, le blob n’est pas un extraterrestre à proprement parlé. A vrai dire, on peut en trouver de manière parfaitement naturelle sur Terre (voir ci-dessous). Mais le blob est un être unicellulaire unique au monde ! Ce n’est ni un animal, ni une plante, ni un champignon.

Sans jambes, il est capable de se déplacer entre 1 et 4 cm par heure ; sans bouche, il est gourmand et mange des flocons d’avoine ce qui lui permet de doubler de taille chaque jour. Sa nutrition est assurée par phagocytose*. Et, encore plus étonnant ! Sans cerveau, il sait résoudre des problèmes comme sortir d’un labyrinthe, il présente différentes personnalités et arrive même à communiquer.

Très résistant, il est insensible à l’eau, aux températures de -20°C à +80°C et aux herbicides. Il cicatrise en deux minutes face à des coupures et si les conditions lui sont défavorables il peut se mettre en hibernation jusqu’à plusieurs décennies en se transformant en sclérote**. Finalement il ne craint que deux choses : la lumière et la sécheresse.

Blog - Tout savoir sur le blob

Un blob en orbite terrestre

Les expériences consistent à comparer le comportement du blob dans l’espace par rapport à la Terre.

Envoyer une telle expérience dans la Station Spatiale Internationale (ISS) n’est pas sans contrainte. Il faut tout d’abord la rendre stérile. Ensuite, comme le blob respire il lui faut une boite où l’air peut rentrer mais lui ne doit pas s’échappe ! Imaginez-le en train de coloniser toute la Station Spatiale !

Va-t-il se déplacer de la même manière en micropesanteur ? Avancera-t-il toujours à la même vitesse ? Sur Terre il s’étend à plat, va-t-il se développer dans toutes les directions en une structure 3D ?  Fera-t-il le même choix de nourriture dans l’espace ? Plusieurs sources de nourriture lui seront proposées, se jettera-t-il sur les flocons d’avoine qu’il affectionne tant ou plutôt sur une autre ?

Des classes ont été associées à ce projet. Alors pourquoi pas vous ?!

On peut trouver des blobs dans la nature, Voici un article pour les reconnaitre à l’état sauvage. Autrement, il existe des kits dans le commerce.

Quelques conseils

Déjà, il va falloir lui trouver une maison. Cela peut être une boite en plastique. Le blob se déplaçant à l’horizontale, privilégiez la largeur à la hauteur. On peut aussi le loger dans un ancien aquarium mais pensez bien à percer des trous pour qu’il puisse respirer. Il lui faut un milieu humide, placez alors une feuille d’essuie-tout, un tissu ou un morceau de bois qui devront rester légèrement mouillés en permanence.

Question température, prévoyez entre 19° à 25° pour qu’il se sente bien. En revanche, il faut le garder dans l’obscurité car il ne supporte la lumière que quelques minutes par jour. Vous pouvez par contre le photographier au flash pour suivre son évolution.

Pour le nourrir le plus simple reste les flocons d’avoine. Mais là aussi, prudence ! Il faut en mettre peu et les retirer une fois que le blob semble avoir terminé son repas. Le risque est le développement de moisissures qui serait fatal à ce cher blob.

Ensuite à vous d’imaginer vos propres expériences ! 😉

Vous pouvez par exemple couper un bout de votre blob (taille d’une pièce d’un euro). Rassurez-vous, il est insensible et cicatrice très vite. Placez le bout de blob au centre d’une nouvelle boite et offrez-lui diverses nourritures : flocons d’avoine bien entendu mais pourquoi pas un champignon ou un bout de carotte ? Le blob n’aime pas le sel, mais certains ont finalement réussi à s’y habituer. D’ailleurs, s’il croise un autre blob, il peut lui transmettre cette nouvelle aptitude !

Pour aller plus loin, je vous conseille le livre « Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le blob sans avoir jamais oser le demander » écrit par Audrey DUSSUTOUR – Prix du livre « Sciences pour tous ».

*Phagocytose : en biologie, il s’agit d’un processus cellulaire par lequel certaines cellules appelées « phagocytes » peuvent ingérer des particules étrangères solides d’échelle micrométrique.

**sclérote : forme de conservation hivernale de certains champignons.

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