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Comment retrouver les constellations de Pégase et d’Andromède ?


Classé dans : Toutes les nouvelles du ciel

A la fin de l’été et tandis que la nature revêt des couleurs cramoisies, sur la voute céleste se dessinent de nouvelles formes : les constellations d’automne. C’est donc le moment de reprendre ce « cours » de géométrie céleste entamé cet été avec la présentation du Triangle d’été et des constellations d’Hercule et du Dauphin. Si le dais bleu qui recouvre nos nuits d’automne est sans doute moins riche en étoiles étincelantes comparé à celui des autres saisons, il recèle toutefois de remarquables constellations et est riche d’objets astronomiques.

Pégase, grand carré et cheval ailé

Le grand carré de Pégase est l’une de ces constellations. D’après la légende, ce Pégase représenterait un cheval ailé galopant la tête en bas et les pattes en l’air. N’empêche qu’il ne ressemble guère à un coursier aux ailes déployées mais plus à un grand quadrilatère. Les étoiles qui délimitent les quatre coins de ce quadrilatère ont un éclat similaire à celles de la Grande Ourse. En l’absence d’étoiles très scintillantes à l’intérieur du quadrilatère lui-même, vous devriez donc pouvoir l’identifier assez facilement. Soyez attentif malgré tout, car ce carré a un périmètre 3 fois plus étendu que celui d’Hercule, ses quatre étoiles sont assez espacées les unes des autres. Vous devrez scruter une large portion du ciel pour les découvrir.

Dos au nord, partez du Triangle d’été, déplacez votre regard vers la gauche en passant par le Dauphin et vous rencontrerez le Grand Carré de Pégase.

La première exo-planète découverte

C’est dans cette constellation, près d’une de ses étoiles « 51-Pegasi », qu’en 1995, à l’Observatoire de Haute-Provence, un astronome suisse a découvert la première planète située hors du système solaire. Cette exo-planète d’une taille proche de celle de Jupiter a été nommée « 51-Pegasi b » du nom de son étoile.

La constellation d’Andromède, un rai d’étoiles

À partir du coin supérieur gauche de ce Grand Carré s’étale une autre constellation, celle d’Andromède, une ligne d’étoiles légèrement arrondie dans laquelle se trouve la galaxie du même nom, aussi connue sous le nom de M31*. A l’œil nu, elle a l’aspect d’une tache laiteuse, mais avec une paire de jumelles, elle prend une forme ovale. Pour la localiser, servez-vous de l’étoile Sirrah, la plus à l’est du Grand Carré. Suivez la ligne d’Andromède et à partir de la seconde étoile rencontrée sur cette ligne, dirigez-vous vers le W de la constellation de Cassiopée, comptez deux étoiles et vous découvrirez M31.

Une galaxie observable à l’œil nu

C’est l’objet le plus éloigné visible à l’œil nu. Concentration d’au moins 2 billiards d’étoiles, sa lumière met 2.5 millions d’années à nous parvenir. La contempler c’est ainsi regarder vers le passé de cette galaxie. De manière analogue, si aujourd’hui des astronomes habitants la galaxie d’Andromède jetaient un œil en direction de la planète Terre, ils ne verraient non pas les hommes du XXIème siècle, mais nos ancêtres : des australopithèques. Au Xème siècle, le premier à avoir observé ce « petit nuage » fut un savant d’origine Perse, Abd Al-Rahman Al-Soufi, auteur d’un ouvrage « Le livre des étoiles fixes » qui fut, en orient, une référence en matière de science astronomique. Ce n’est que bien plus tard, en 1612, que cette tache fut cette fois, observée à la lunette et baptisée du nom de « Grande Nébuleuse d’Andromède » du fait de son étendue et de sa nature diffuse. Nous étions alors loin de nous imaginer que ces étoiles appartenaient à une autre galaxie que la nôtre. C’est seulement en 1925, qu’Edwin Hubble prouve que ce « cercle laiteux » n’est pas une nébuleuse mais une galaxie et qu’il en existe bien d’autres en dehors de la nôtre.

Rencontre entre deux galaxies

Sans vouloir vous effrayer, sachez que M31 se dirige droit vers la voie lactée et que dans 4 milliards d’années, elle devrait rentrer en « collision » avec la voie lactée. De ces deux galaxies devrait naître une nouvelle, une super-géante. Et notre Soleil dans tout ça, me direz-vous ? Les étoiles étant assez espacées entre elles, il est peu probable que celui-ci soit percuté par d’autres étoiles.

En attendant, bonne observation

 

*Du nom du Catalogue des nébuleuses et des amas d’étoiles, créé en 1774 par Charles Messier, où sont répertoriés les objets d’aspect diffus afin d’aider les chercheurs de comètes à ne pas confondre celles-ci avec d’autres objets telles que les nébuleuses, les amas d »étoiles et aujourd’hui les galaxies.
Crédit photo : BNF
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