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L’étoile du berger, étoile ou planète ?


Classé dans : Etoiles & Constellations Planètes Toutes les nouvelles du ciel

Cette question revient souvent parmi nos visiteurs, voici donc quelques éclaircissements.


Vénus, une étoile avant d’être une planète

Il fut une époque lointaine, où la plupart des observateurs du ciel considéraient tous les points lumineux comme étant de même nature. Parmi eux et pas des moindres, furent les bergers. Ces derniers, malgré leur peu de connaissance dans le domaine des astres, n’avaient pas été sans remarquer que l’un d’entre eux beaucoup plus lumineux que les autres, apparaissait certains mois, à l’Est, avant le lever du Soleil, et que d’autres mois, ce même point était visible à l’Ouest le soir après le coucher du Soleil. Dernière « étoile » à disparaitre le matin et première à apparaitre le soir dans le ciel ! Quoi de plus naturel pour ces bergers que d’en faire leur étoile. Elle les guidait et leur servait d’horloge, le matin avant l’aube à l’heure de sortir leurs troupeaux de la bergerie et les accompagnait en rentrant le soir.

Tous les points lumineux ne sont pas de même nature

D’autres observateurs, moins nombreux, mais sans doute plus savants après avoir longuement étudié la voute céleste, savaient déjà distinguer les astres. Cette étude leur avait permis de différencier les points lumineux. D’une part, les plus nombreux, qui, tous, ont le même mouvement sur la voute céleste et conservent leurs positions relatives pendant la durée de la nuit. Et d’autre part, ceux aux déplacements indéterminés, quelquefois inversés ou qui nous sont, parfois invisibles. Dès 685 avant Jésus Christ, ces astronomes avaient établi que les premiers étaient des étoiles, et les seconds, « astres vagabonds », étaient des planètes. Vénus était l’une de ces planètes même si l’habitude perdura de la nommer « étoile du Berger ».

Quand Vénus portait 2 noms

Les grecs anciens, eux considérèrent qu’en lieu et place de Vénus il existait deux planètes distinctes. Ils associèrent ces planètes à des personnages mythiques : Vénus, visible au matin prit le nom d’Éosphoros*, qui se traduit par « porteur de la lumière de l’aurore ». Vénus visible dès le crépuscule, fut, elle, nommée Hesperos*, signifiant « du soir». Chez Les romains, Vénus, au matin fut nommée Lucifer, « porteur de la lumière », au soir, la planète reçut le nom de Vesper, « du soir », d’où l’adjectif « vespéral ». Ce n’est qu’au VIème siècle avant Jésus Christ lorsque le mathématicien Pythagore comprit qu’Éosphoros ou Lucifer et Hespéros ou Vesper n’étaient qu’un seul et même astre, que ces noms tombèrent en désuétude.

* Éosphoros : fille de l’Aurore et nièce du Dieu Soleil dans la mythologie grecque.
Hesperos : Titan, frère d’Atlas dans la mythologie grecque et présagé père d’Hespéris, une des heures, celle du soir.

Vénus, des quartiers et des croissants

Si l’on observe Vénus à la lunette, on peut voir qu’elle ne nous apparaît pas toujours pleine. C’est Galilée, qui, en 1610, pour la première fois, la pointa avec sa lunette et remarqua ses phases similaires à celles de la Lune.

Planète intérieure par rapport à la Terre, Vénus est la seconde planète la plus proche du Soleil après Mercure : en rotation autour du Soleil qui l’éclaire elle est visible depuis la Terre permettant ainsi d’observer les variations de sa surface au cours des mois.

Une luminosité remarquable

Sa proximité avec le Soleil explique que le matin, elle le précède et le suive de quelques heures après son coucher. Et si elle brille avec une telle intensité, c’est parce que son épaisse atmosphère réfléchit très bien la lumière du Soleil. Elle est d’ailleurs l’objet le plus lumineux après le Soleil et la Lune. Dans plusieurs pays asiatiques, elle a même été surnommée « l’Etoile d’or ». De manière plus anecdotique, sa luminosité surprend parfois l’observateur non averti. Nombreux sont ceux qui ont déclenché des enquêtes de la part de la gendarmerie après l’avoir prise pour un OVNI :

http://www.cnes-geipan.fr/fileadmin/geipan-doc/ABONDANCE__74__22.02.1985__E-Cgei_Cm_Syn_T_C_S__notes_d_enquete.pdf

Etoile du matin, étoile du soir

De manière générique, le dernier point lumineux à disparaître le matin est désigné comme « étoile du matin » et le premier à apparaître le soir est l’ « étoile du soir ». Le lecteur prudent et rigoureux préférera probablement le terme « astre du matin ou du soir » pour englober étoile et planète et éviter une dénomination erronée. Lorsqu’il ne s’agit pas de Vénus, l’astre du soir varie en fonction des saisons. Au printemps lorsque Vénus n’est pas visible, il est possible d’admirer l’apparition de Spica* ou d’Arcturus* de la constellation du Bouvier. En été et en automne, Vega* de la constellation de la Lyre marquera les premiers scintillements nocturnes. Enfin, en hiver Syrius* de la constellation du Grand chien est la première à poindre. Attention toutefois aux faux semblants dans ce ballet céleste. Il arrive que la planète Jupiter vienne supplanter les étoiles au rang d’astre du soir lorsque Vénus n’est pas visible. Son large diamètre apparent et sa surface nuageuse réfléchissant efficacement les rayons du Soleil.


* étoiles les plus brillantes de chacune de ces constellations.
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Carte de la lune


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