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Le transit en astronomie


Classé dans : Phénomènes célestes Toutes les nouvelles du ciel

Il y a un peu moins de 400 ans, le français Pierre Gassendi observa pour la première fois le transit de la planète Mercure devant le Soleil. On pourra de nouveau contempler ce phénomène depuis la France le 11 novembre 2019.

Un transit, késako ?

Un transit est le passage d’un objet devant un astre, le tout observé souvent depuis la Terre. On a donc l’alignement parfait de 3 corps dans l’espace. Un peu comme dans le cas d’une éclipse à la différence près que l’objet en avant a une taille apparente très restreinte.

On peut noter plusieurs types de transits. Par exemple en 2012 : la traversée de Vénus devant notre étoile. On parle aussi de transit lorsque les satellites galiléens se déplacent devant Jupiter. Régulièrement, un autre beau spectacle de transit est le déplacement de l’ISS en avant de la Lune.

Photo où l’on distingue au même moment le passage de trois des quatre lunes galiléennes devant Jupiter. 

 

Durant le début d’après-midi du 11 novembre, on pourra (si la météo est clémente) découvrir le passage de Mercure devant le disque solaire. Attention cette prochaine représentation céleste n’aura lieu qu’en 2032 ! En effet, la trajectoire de Mercure autour de notre étoile est inclinée de 7° par rapport au plan de l’écliptique. L’éclipt-quoi !? L’écliptique est le plan de référence dans lequel la Terre se déplace autour du Soleil. Un phénomène donc assez rare (environ 14 fois par siècle) puisque l’alignement doit se faire exactement dans le même plan. Le plus souvent Mercure est un peu au-dessus ou en dessous de l’écliptique.

Schéma de positionnement des trois astres lors du transit de Mercure devant le Soleil. Les proportions (taille, distance et d’angle) ne sont pas respectées.

Observations des transits : quels intérêts scientifiques ?

Johannes Kepler par le calcul avait prévu ce transit de Mercure et dès 1629 en informe les astronomes (il décédera en 1630). Début novembre, on se prépare donc à cette observation en différents lieux d’Europe. Le 7 novembre 1631 aura donc lieu la première observation documentée du transit de Mercure par Pierre Gassendi à Paris.

Les transits ont un fort intérêt scientifique. Notamment, les transits de Vénus ont permis d’affiner la valeur de la distance Terre-Soleil. Lors du transit, on peut également analyser la lumière solaire passée à travers l’atmosphère vénusienne et donc en déduire les composants de celle-ci.

Ces études faites à petite échelle au sein de notre système solaire sont comme des tests afin d’effectuer le même type de mesure pour détecter et étudier les exoplanètes. En effet, si l’on note une variation périodique de la luminosité d’une étoile alors cela peut trahir la présence d’une exoplanète.

Comment profiter de ce spectacle ?

L’observation du Soleil n’est pas anodine et peut engendrer des lésions oculaires graves. Ces observations doivent être faites avec des instruments possédant des filtres solaires. Vu la petite taille apparente de Mercure, il sera nécessaire de l’observer avec une lunette ou un télescope.

A l’occasion de cet après-midi spécial (et en cas de météo favorable), les médiateurs du Pôle des Etoiles sortiront les instruments d’observation et vous feront découvrir ce spectacle. Philippe et Arnaud répondront à vos questions dans le musée ou encore lors des visites guidées ! (Activités accessibles pour tout achat d’un billet d’entrée au tarif habituel)

Photo du transit de Mercure devant le Soleil le 5 novembre 2016.

 

 

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Carte de la lune


Carte de la lune

NASA Mars Trek


Mars Trek

Pôle des Etoiles de Nançay


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