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Juno, épouse de Jupiter et désormais sonde spatiale


Classé dans : Missions spatiales Planètes Toutes les nouvelles du ciel

La planète Jupiter Crédit: NASA / JPL / University of Arizona


Dans la mythologie romaine, la déesse Junon – Juno en anglais – est à la fois la sœur et l’épouse du dieu Jupiter. Quoi de plus naturel donc que de donner ce nom à la sonde spatiale qui se mettra en orbite autour de la planète le 5 juillet 2016 ?
Lancée le 5 août 2011, cette sonde de la NASA et les instruments qu’elle embarque ont pour vocation d’effectuer une série de 37 révolutions autour de la planète afin d’en percer les mystères. Juno succèdera ainsi à la sonde Galileo, première sonde à orbiter autour de la planète entre 1995 et 2003 puisque les précédentes sondes s’étaient contentées d’un passage rapide à proximité.


Jupiter intrigue les scientifiques

Elle est la plus grosse des planètes du système solaire avec ses 138 000 km de diamètre (soit 11 fois la Terre) et comme Saturne, Uranus et Neptune elle fait partie des planètes gazeuses, composées essentiellement d’hydrogène et d’hélium.

Du fait de sa masse, elle a joué un grand rôle dans l’évolution de notre système solaire, mais plusieurs théories s’affrontent concernant la mécanique qui a présidé à sa formation et son évolution. Valider ou infirmer ces théories aura nécessairement une influence sur la compréhension des mécanismes de formation des systèmes planétaires à l’image de notre système solaire.

Quels objectifs pour la mission Juno ?

La mission Juno a donc la lourde tâche d’apporter une réponse aux interrogations multiples qui subsistent sur cette planète encore assez mal connue. Pour cela les scientifiques pourront s’appuyer sur les résultats des huit instruments que la sonde abrite.

Comprendre l’origine de Jupiter passera par une meilleure connaissance de sa structure. Il faudra déterminer si Jupiter possède ou non un noyau rocheux pour valider l’un des deux scénarios proposés pour expliquer sa formation. L’étude de la composition de la planète pourrait apporter quelques indices supplémentaires. La proportion d’eau et d’oxygène trouvés sur la planète, déjà étudiée par Galileo, reste ainsi pour l’instant un mystère puisqu’elle rentre en contradiction avec les mécanismes de formation avancés. Les scientifiques s’accordent pour l’instant sur le fait que la sonde Galileo qui n’avait étudié qu’une portion de la surface de Jupiter aurait obtenu des résultats non représentatifs témoignant d’une planète plus sèche qu’en réalité. A Juno à présent de contredire ou non les résultats de Galileo.
La sonde grâce à une orbite polaire passera parfois en rase motte au-dessus de Jupiter. Ceci afin de conduire une étude de son champ magnétique et l’analyse d’éventuelles perturbations de son orbite. Cette analyse permettra une mesure précise du champ de gravité et donc un sondage de la structure interne de la planète.

Équipée d’un instrument micro-ondes Juno doit aussi permettre d’étudier l’atmosphère jovienne. La composition des nuages qui fondent l’image d’Epinal de la planète devrait nous être révélée ainsi que la façon dont ils se superposent en étudiant leur opacité jusqu’à une profondeur de 500 km.

Le dernier point important de cette mission sera l’obtention d’une cartographie en trois dimensions de la magnétosphère responsable des aurores polaires.


Magnétosphère de Jupiter / crédit John Spencer

 

L’esthétique de cette planète ne vous aura probablement pas échappé. Pour notre plus grand plaisir, la sonde sera aussi équipée d’une caméra qui permettra de faire quelques gros plans de la planète. Cette caméra du fait des radiations intenses à proximité de Jupiter ne devrait cependant pas résister à plus de 7 ou 8 orbites.

La station de radioastronomie de Nançay impliquée dans la mission Juno

De nombreux instruments scientifiques sont mis à contribution pour épauler la mission. Les astronomes amateurs ont aussi été sollicités. En ce qui concerne le site de Nançay, le réseau décamétrique construit entre les années 1975 et 1978 et dont Jupiter est un objet d’étude privilégié a été équipé d’un récepteur spécifique afin d’offrir un support au sol pour la mission Juno. Vous pourrez en apprendre plus en suivant les liens vers ces deux articles écrits par la station de radioastronomie.

http://www.obs-nancay.fr/Le-Reseau-Decametrique-de-Nancay-support-sol-de-la-mission-JUNO.html
http://www.obs-nancay.fr/Premiere-Lumiere-pour-le-recepteur-JUNO.html

Enfin, si vous vous piquiez de curiosité pour la suite de l’aventure, profitez-en. La mission spatiale Juno possède comme il est de mise aujourd’hui son propre compte twitter : https://twitter.com/NASAJuno

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Carte de la lune


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