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Exomars ou l’éternelle question de la vie sur Mars


Classé dans : Missions spatiales Planètes Toutes les nouvelles du ciel

Baïkonour le 14 mars 2016, 10h31 heure de Paris. 5,4,3,2,1 …

 

… décollage réussi de la fusée russe proton en direction de la planète Mars. Elle emporte le satellite TGO pour Trace Gas Orbiter ainsi que son module d’atterrissage Schiaparelli. Tous deux ont été développés par l’agence spatiale européenne (ESA) en collaboration avec l’agence spatiale russe Roscosmos.

 

Nom de la mission : Exomars 2016.

« Exo » pour exobiologie et « Mars » du nom de la planète rouge, hypothétique lieu de vie passée ou présente.

L’exobiologie est la science qui tente de trouver et surtout d’étudier les conditions d’apparition de la vie en milieu extra-terrestre. A ce titre, elle s’intéresse tout autant à la recherche de vie en dehors de notre Terre et de son atmosphère, qu’à la compréhension des mécanismes qui ont conduit à son apparition sur notre planète bleue. Ainsi, l’expérience de Miller[1] en 1953 marque les débuts de cette science en tentant de reproduire les réactions chimiques entre les gaz de l’atmosphère de la Terre primitive.

Le terme d’exobiologie est inventé et adopté au cours des années 1960 avec les premières missions d’explorations spatiales du système solaire.

Le mythe « des martiens » quant à lui est né la fin du XIXième siècle, l’astronome italien Giovanni Schiaparelli ayant observé en 1877 des formations sombres à la surface de la planète rouge. Il les a nommés « canali » chenaux improprement traduit par canaux. Certains astronomes imaginaient des canaux creusés par des habitants de la planète Mars. Schiaparelli admit que ces formations étaient sans doute naturelles et non artificielles. Ce qui fut confirmé au début du XXème siècle et par la suite avec les premières missions martiennes.

Pour autant la question de l’existence d’une vie sur Mars n’est pas encore résolue et une série de dates à venir devrait éclairer les scientifiques.

Octobre 2016. Avant de prendre son orbite martienne TGO larguera le module Schiaparelli. Il traversera l’atmosphère pour atterrir sur Mars dans le but de tester et valider les nouvelles techniques de rentrée atmosphérique en prévision des futures missions Européennes, notamment Exomars 2018. Une première pour l’ESA qui n’a jamais fait atterrir un engin sur le sol martien.

Le TGO se positionnera en orbite autour de Mars à 400 kilomètres d’altitude pour en étudier l’atmosphère. Sa mission sera de détecter de nouvelles traces de méthane (CH4) et d’éventuels autres gaz. Il analysera ainsi leurs concentrations ainsi que la variation de ces concentrations dans le temps. Il tentera également de localiser les sources d’émissions de ces gaz.

Vue d'artiste de la sonde Exomars et de son atterrisseur Schiaparelli. Crédit : ESA/ATG medialab

Vue d’artiste de la sonde Exomars et de son atterrisseur Schiaparelli.

Crédit : ESA/ATG medialab


Bien que la présence de méthane ait été confirmée lors de la mission Curiosity[2] en 2014, son origine est soumise à différentes hypothèses. L’ensemble des missions Exomars devrait permettre de trancher entre origine géologique et biologique.

D’un côté, l’eau associée à l’olivine, silicate de fer et de magnésium, et au dioxyde de carbone pourrait par réaction chimique produire du méthane.

La découverte de serpentine, minéral résultant également de cette réaction, par Mars Reconnaissance Orbiteur en 2009, permet d’envisager cette possibilité.

Autre hypothèse, des micro-organismes peuvent produire du méthane à partir d’hydrogène et de dioxyde de carbone. Des expériences réalisées en laboratoire montrent que dans des conditions proches de celles de souterrains liquides détectés sur Mars certains de ces organismes seraient en mesure de survivre.

Différents mécanismes possibles de production de méthane à la surface de Mars. Crédit : NASA/JPL-Caltech/SAM-GSFC/Univ. of Michigan

Différents mécanismes possibles de production de méthane à la surface de Mars.

Crédit : NASA/JPL-Caltech/SAM-GSFC/Univ. of Michigan


Pour mettre leur présence en évidence, il faudra cependant attendre la mission Exomars 2018 qui déposera un Rover capable de creuser le sol martien à deux mètres de profondeur. Son laboratoire embarqué permettra d’effectuer les analyses qui pourraient indiquer l’éventuelle présence de réactions biochimiques.

 

Affaire à suivre …

[1] https://sciencetonnante.wordpress.com/2011/10/17/lexperience-de-miller-sur-lapparition-de-la-vie/

[2] http://www.sciencesetavenir.fr/espace/20141217.OBS8062/coup-double-pour-curiosity-des-molecules-organiques-dans-l-atmosphere-et-le-sol-de-mars.html

 

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