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Etoiles filantes : légende et réalité


Classé dans : Etoiles & Constellations Phénomènes célestes Toutes les nouvelles du ciel

Etoiles filantes

Une nuit d’été resplendissante, éclairée par une multitude d’étoiles…Soudain, l’une d’entre elles semble se détacher de la voûte céleste en laissant derrière elle une traînée lumineuse. C’est une étoile filante !


 

Cette étoile n’est qu’un petit caillou de roche ou de métal de quelques dixièmes de grammes ou une simple poussière d’astéroïde qui ne présente aucun danger. Sporadique, ce caillou erre dans le système solaire et se consume dans l’atmosphère avant d’atteindre le sol en émettant une traînée lumineuse caractéristique. Mais il arrive, comme c’est le cas au mois d’août, que ce ne soit pas seulement une, deux ou même trois étoiles qui glissent en silence dans le firmament et s’évanouissent en une petite étincelle mais que ce soit une véritable pluie d’étoiles qui, en moins d’une heure, semble s’abattre sur la Terre.

Dans son poème « Les étoiles filantes », Victor Hugo se posait la question :

« Pluie éclatante de l’ombre,
Ils tombent…? — Encor ! encor !…
Qu’est-ce que c’est que ces chutes
D’éclairs au ciel arrachés ? »

Et si autrefois, une légende prétendait que ces étoiles étaient les Larmes de Saint Laurent, célèbre saint, fêté le 10 août et brûlé vif par les romains, on sait aujourd’hui qu’il n’en est rien.

Mais que sont en vérité ces pluies d’étoiles filantes ?

Ces cailloux et ces poussières qui se baladent en bande sont des essaims météoritiques qui croisent la Terre de manière périodique et sont les restes poussiéreux d’une comète pulvérisée par le Soleil. En août, la Terre croise « l’essaim des Perséides ». Si ce non lui a été donné, c’est simplement parce que par un effet de perspective, il parait provenir de la constellation de Persée, constellation circumpolaire située près de celle de Cassiopée. En réalité, c’est notre planète qui, lorsqu’elle rencontre l’essaim, file en direction des étoiles de cette constellation. Tout au long de l’année, la Terre croise d’autres essaims d’étoiles filantes dont la liste est très bien référencée sur le site wikipedia.

Et lors d’un essaim, quand peut-on observer le plus d’étoiles filantes ?

La fréquence d’observation ou l’intensité de ces pluies d’étoiles filantes varie en fonction de la densité de l’essaim, de la proximité de la date d’observation avec le moment où la Terre croise le cœur de l’essaim et bien entendu des conditions météorologiques. Plus le ciel est noir, plus vous aurez la chance d’en apercevoir ! Certains de ces météores, les bolides, cailloux plus volumineux, sont si lumineux que leur magnitude[1] est comparable à celles d’étoiles comme Véga ou Sirius.

Mais qu’en est-il de cette traînée lumineuse ?

Lorsque un « météroïde » de quelques grammes, pénètre dans l’atmosphère à plusieurs dizaines de kilomètres par seconde, son corps s’échauffe et se vaporise en se heurtant aux constituants de l’air. Ces constituants se voient arracher au passage quelques électrons. Lorsque les ions ainsi formés se recombinent avec des électrons libres de l’atmosphère ils émettent des photons provoquant la traînée lumineuse observable depuis le sol. Le corps de l’étoile filante s’évapore totalement durant ce processus. Si toutefois, ce corps touche le sol, on parle alors de météorite.

Et si on pouvait observer ces étoiles filantes autrement qu’avec nos yeux ?

On pourrait penser qu’il n’est possible d’observer les étoiles filantes qu’avec nos yeux. Cependant, les traînées ionisées qu’elles produisent ont la propriété de réfléchir les ondes radio. Un radioamateur pourrait ainsi facilement réaliser un compteur d’étoiles filantes rudimentaire en tentant de capter les signaux radio réfléchis par leur passage. A plus large échelle, c’est ce que propose de faire le réseau fripon à partir du signal émis par le système GRAVES[2] à la fréquence 143,050 MHz. Bien que GRAVES n’ait pas été conçu pour cela, en s’équipant d’un récepteur sensible à sa fréquence il est possible de détecter la réflexion de son signal sur les traînées ionisées laissées par les étoiles filantes. L’intérêt de cette méthode est que l’on peut les détecter aussi bien de jour que de nuit, et indépendamment de la météo.

Mais déjà, contentons-nous de compter ces « étoiles » avec nos yeux.

Bons vœux !

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Carte de la lune


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