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Le point sur les comètes


Classé dans : Comètes Etoiles & Constellations Missions spatiales Phénomènes célestes Toutes les nouvelles du ciel

Comète

Il y a 400 ans, le 16 novembre 1618 apparaît dans le ciel une grande comète à deux queues qui est observée en Europe et en Chine. Elle restera célèbre sous le nom de « La Grande Comète de 1618 ». Cet « astre chevelu » a 2 queues est visible à l’œil nu jus qu’en janvier 1619 puis elle disparaît continuant sa course loin du Soleil.  On ne devait jamais la revoir car son orbite hyperbolique ne lui permettrait plus de s’approcher de notre étoile, contrairement à d’autres… 400 ans après cette première observation, une autre comète 46P/Wirtanen* pourrait être perceptible à l’œil nu, ou au moins aux jumelles, aux alentours du 15 décembre. L’occasion de faire le point sur les comètes, petits rochers assortis de queues volatiles et poussiéreuses. Considérées jadis comme annonciatrices de guerres et autres malédictions elles se révèlent être aujourd’hui de précieux indices sur la création de notre système solaire…

Trajectoires, composition, grandes découvertes… voici tout ce que vous devez savoir sur les comètes !

 

Comète

ComèteLes trajectoires des comètes

Trajectoire écliptique, fantaisiste ou excentrique… : une question d’orbite

Alors que l’orbite des planètes et des astéroïdes disciplinés, évolue sur un même plan : le plan de l’écliptique, il n’en est pas de même pour la plupart des comètes qui en suivent un autre et voient leurs orbites inclinées à peu près au hasard.

Les comètes à orbite elliptique, dites à courte période sont des comètes prenant moins de 200 ans pour faire un tour autour du Soleil. Ces comètes ont été observées plusieurs fois près du Soleil et l’excentricité de leur orbite a pu être calculée avec précision.

Les comètes à orbite parabolique, dites à longue période ont un parcours beaucoup plus long à accomplir. Malheureusement, le résultat des observations ne permet pas de définir une valeur d’excentricité exacte. Mais ces comètes seront de retour, à condition qu’il n’y ai aucun imprévu…

Les comètes à orbite hyperbolique, comme celle de La Grande Comète de 1618, sont des comètes qui vont quitté notre système solaire et ne viendront plus jamais se frotter au Soleil. Elles seraient à l’origine des comètes elliptiques dont l’orbite a été modifiée par des perturbations..

Trajectoire perturbée : une question de gravité mais pas que !

Les Comètes qui s’approchent trop près du Soleil peuvent changer de trajectoire à cause d’une effet dit « fusée ». Le gaz qui s’évapore de la comète lors de son passage près du Soleil peut faire varier son orbite mais il y a d’autres rencontres qui peuvent également contribuer à faire varier son orbite…

Croiser de trop près une planète comme Jupiter ou Saturne peut s’avérer perturbant pour les comètes. La force gravitationnelle de tels mastodontes est si forte qu’elles peuvent leur faire dévier leur trajectoire. Ou même faire pire… En effet, en juillet 1994, approchant la planète Jupiter, une petite comète du nom de Shoemaker-Levy 9 s’est brisée en plusieurs morceaux avant d’entrer en collision avec la géante.

ComèteLa composition des comètes

« Fondre comme neige au Soleil », c’est l’expression qui convient parfaitement à cet objet céleste, puisque ce petit corps est constitué d’un noyau de glace poussiéreuse. Il orbite autour du Soleil (ou de toute autre étoile) et passe la majorité de son temps aux confins du système solaire. Et lorsque son orbite l’amène trop près de son étoile, il fond !

A priori, la comète n’aurait pas de quoi avoir la grosse tête. Son noyau est constitué approximativement de moité par de la glace et par des matières météoritiques agrégées. C’est une boule de glace dure poussiéreuse jamais totalement sphérique aux surfaces rugueuses ou lisses par endroits et d’un diamètre estimé entre quelques centaines de mètres et quelques dizaines de kilomètres. cet objet est sombre. Objet céleste presque invisible et, dérisoire à l’échelle de l’Univers.

Lorsque la noyau se rapproche du Soleil de 1 à 3 fois la distance Terre Soleil, les particules de gaz se libèrent sous forme de jets, provoquant la sublimation des glaces du noyau. Cette vaporisation des glaces donne à cette « petite boule de neige sale », sa chevelure et pas n’importe quelle chevelure…

Comète

Sublime comète à la chevelure brillante et gonflée par un énergique coiffeur solaire

L’épaisseur de leur chevelure se situe entre 50 000 et 250 000 kilomètres, et peux, parfois, approcher les 15 000 et 1 800 000 kilomètres. D’ailleurs, la tête de la comète disparaît, masquée par cette chevelure gonflée à l’extrême. Les constituants volatiles sublimés sous l’action du rayonnement solaire entraînent avec eux la poussière du noyau. Un sacré coup de peigne ! Et comme si cela n’était pas assez, le vent solaire se mêle également de sa coiffure…

C’est ainsi que tout le monde a entendu parler de la queue des comètes pour parler de la trainée vaporeuse qui suit le corps de l’objet. Cette queue peut être d’une interminable longueur pour les plus remarquables d’entre elles. Ce que l’on sait moins c’est qu’il n’y a pas qu’une queue mais en réalité trois !

L’une d’elle est constituée de plasma.  Elle se tient d’aplomb, à l’opposé du Soleil, portée à très vive allure par le vent solaire (environ 500km/s). La seconde, plus large est constituée de poussières poussées par l’énergie du Soleil ; cet ensemble de rayonnement d’ondes électromagnétiques culbutant ces poussières. Contrairement à la première queue, celle-ci est courbée dans le plan de l’orbite par l’attraction gravitationnelle du Soleil.

La 3ème troisième queue est indiscernable à l’œil

Lorsque l’on observe la première queue dans le domaine de l’invisible au moyen d’un radiotélescope, on décèle une troisième queue qui s’étale sur des dizaines de millions de kilomètres. C’est le radiotélescope de la station de radioastronomie de Nançay, qui est un des premiers à détecter les ondes radio d’une comète.

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ComèteLes comètes qui sortent du lot

Ces comètes qui affichent une spectaculaire chevelure et étalent leurs queues plus ou moins lumineuses sur le bleu nuit ou le bleu clair du ciel se font plus rares. Parmi celles-ci, on retiendra deux comètes exceptionnelles observées au xxème siècle :

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  • La célèbre comète de Halley, du nom de ce grand scientifique qui fût le premier à avoir soupçonné que les comètes de 1531, 1607 et de 1682 n’en  faisaient qu’une. La courte période de révolution sidérale de cette comète est de 76 ans. Son dernier passage fut en 1986 et elle ne devrait pas s’approcher du Soleil avant 2062.

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La grande comète  Hall-Bopp , (du nom des découvreurs ) que nombreux d’entre nous on put admirer en cette année 1997. Une luminosité extraordinaire et détentrice de la queue la plus longue , elle fut visible 18 mois. Un record ! Et pour ceux qui y virent un bon présage, ils ne se trompaient pas puisque notre site de médiation scientifique a été fondé en avril 1997 et ouvert au public en mai 1997 sous le nom de « Ciel Ouvert à Nançay ».

ComèteL’exploration des comètes

Comète

Ces dernières années, grâce aux avancées techniques, les astronomes et autres chercheurs ne se contentent plus seulement d’observer les comètes de loin, mais partent à l’exploration de celles-ci et organisent des missions spatiales vers ces objets célestes afin d’en rapporter des échantillons :

  • En 2004, la comète Wild2 , pas si sauvage, se laisse approcher par la sonde américaine Stardust qui la survole et recueille des particules datant d’avant le système solaire.
  • En 2016, la sonde européenne Rosetta  vole au-dessus de la comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko et observe ses « réactions » à l’approche du Soleil alors que son robot-labo Philae se pose sur elle pour recueillir des fragments de son noyau.

Si pour le poète Robert Desnos , la comète est « un pendentif accroché au manteau bleu du ciel », pour les scientifiques, « les comètes sont les dernières reliques de la nébuleuse solaire primitive, qui a formé le Soleil et les planètes ». Premières briques des mécanismes physiques et chimiques qui ont eu lieu lors des premières phases de la vie. Et ainsi : 

  • Fournissant des éléments légers aux planètes, les comètes ont certainement contribué à la formation des océans et de l’atmosphère.
  • Riches en matières organiques, elles pourraient être à l’origine de la vie sur Terre.

On voit donc que l’étude des comètes est primordiale.

ComèteComètes & étoiles filantes

Comète

Après son passage auprès du Soleil , la comète laisse derrière elle d’amples nuages de poussières qui se répartissent le long de son orbite. Et lorsque dans sa révolution annuelle, notre planète traverse un de ces nuages, les poussières pénétrant dans la haute atmosphère de la Terre s’échauffent et s’ionisent et on assiste à une lumineuse pluie d’étoiles filantes plus ou moins dense suivant la nature et l’activité de la comète en question. Les comètes sont ainsi à l’origine de nombreux essaims d’étoiles filantes comme ceux par exemple des Perséides.

Voilà, vous savez presque tout sur les comètes. Et rien ne vous interdit, en attendant  de pouvoir observer la petite comète 46P/Wirtanen, de croquer de succulents marrons glacés. Après tout, on est bientôt en décembre et les fêtes approchent…

* La sonde Rosetta lancée par l'ESA en 2004, ciblait initialement 46P/Wirtanen mais  la fenêtre de lancement ayant été manquée, c'est finalement 67P/Tchourioumov-Guérassimenko qui fut explorée.
** L'excentricité des orbites : Une excentricité nulle correspond à une orbite circulaire, une excentricité de 1, à une parabole. Entre 0 et 1, il s'agit d'une orbite elliptique. Pour une excentricité supérieure à 1, on a une hyperbole.
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Carte de la lune


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